Parcours biographique

  autoportrait au chevalet 2011  autoportrait au chevalet 2011 photos.d.J©

Didier Jouvin artiste peintre photographe musicien né en 1943 à Le Teich (bassin d’Arcachon) France. Scolarité : École Communale Le Teich - École Municipale de Musique Le Teich (solfège - piano) - Collège Saint-Elme Arcachon (interne) - Collège Gustave Eiffel Bordeaux - École David-Johnston Bordeaux. Armée : État-Major 4ème Région Militaire 2ème Bureau.

Une vie de bohème...

Parcours sur l'ensemble de mes travaux et expériences artistiques.

Nature morte à la cuillere Le Teich - 1963  ma chambre atelier à Bordeaux en 1963  Atelier à Bordeaux - 1962 photos.d.J©

Remarqué dès mon enfance pour ma facilité à dessiner, c'est à partir de 1960 que je commence réellement à faire mes premières toiles. De cette première époque, où je m'essaie à reproduire de nombreux maîtres, tel que Renoir, Vlaminck, Van Gogh, Monet ou encore Bernard Buffet et où j'étudie aussi la peinture Hollandaise ou encore les maîtres de la Renaissance Italienne comme Bellini, Botticelli, Raphaël avec leurs arrières plans paysagers, comme des fenêtres sur l'extérieur et dont l'effet entraîne votre regard vers l'infini . Décor que j'ai repris dans l'arrière-plan du portrait de ma grand-mère (Madame Veuve Plana). Le dessin ne me posant pas de gros problèmes, c'est sur la matière et le rendu que je porte tout mon travail et toute mon attention. Jusqu'en 1962 je peins dans une pièce de la maison familiale au Teich. A partir de cette époque, j'ai également une chambre d'étudiant à Bordeaux où je travaille dans un espace très réduit, le dessin et la peinture. En mars 1962 je pars un mois et demi en tournée avec le cirque Francki comme musicien, guitariste soliste dans un groupe de Rock.

1er Prix Jeune Peinture - 1964  Me Veuve Plana huile sur toile 1963  en permission au Teich 1963  La Seine à Paris - 1963 photos.x.d.J.M.P©

De retour de cette tournée avec le cirque Francki, je me remets à peindre plus que jamais. Malgé mon incorporation dans l'armée en mars 1963, je continue à peindre et je présente en octobre de cette année une huile sur toile, le portrait de ma grand-mère, Madame Veuve Plana au Salon Franco-Espagnol de Bordeaux-Talence dont je suis sociétaire et le jury m'attribue le 1er Prix de la Jeune Peinture. Cette même année je m'inscris comme sociétaire aux Artistes Français à Paris. J'expose également au Salon National de Pessac "Les Amis des Arts". Comme je l'ai dit plus haut j'ai été incorporé en mars 1963 dans l'armée à la IV Compagnie Régionale du Train à Blanquefort puis au Centre d'instruction de l'Intendance et enfin comme secrétaire à l'État-Major de la 4ème Région Militaire au 2ème Bureau à Bordeaux, ce qui m'a permis de pouvoir continuer à peindre et à exposer, dans la mesure du possible. J'ai été démobilisé en septembre 1964 après dix huit mois d'armée. Cette année là en 1964 je présente au mois de mai une huile sur toile à la Biennale de l’Union Bayonnaise des Arts, un sujet religieux "Vitrail" puis j'expose au Salon du Grand Prix de Bayonne et de la Côte Basque, au Musée Bonnat à Bayonne, là j'y rencontre avec le groupe de peintres présents, Picasso qui venait honorer ce Salon de sa présence. Suite à ce Salon je participe à une exposition à Bilbao et à Saragosse en Espagne. J'envoie deux œuvres à la Biennale de Conflans Sainte-Honorine, une huile "La Seine à Paris" et un dessin à l'encre "Rouen bassin flottant". Je présente également en juillet août des toiles dans une exposition au Château de Senaud dans la Drôme. J'envoie des toiles au Grand Prix de la Seine et du Parisis, puis je participe au 39ème Salon Berruyer de Bourges où je représente les Artistes Talençais. J'expose au Grand Prix de la Malmaison à Rueil-Malmaison. Je participe en août à une exposition de groupe au Château Brown-Cantenac à Margaux. En 1965 je rentre chez IBM comme commercial et je pars à Toulouse pendant une année. En 1966 et après mon expérience à Toulouse, je reviens à Bordeaux où je peins beaucoup. En 1970 je décide d'ouvrir un magasin d'antiquités au centre de Bordeaux, que je nomme, "Charme du passé". Quelques mois plus tard, je le transforme en galerie d'exposition, sous le nom de Galerie Porte-Basse. J'y expose de nombreux peintres locaux et j'y présente également mes toiles en permanence.

Galerie Porte-basse  Galerie Porte-basse  Pierre Cornu galerie Porte-Basse  Sud-Ouest  avril 1971photos.x©

En 1971 je travaille ma peinture sur Bordeaux et expose dans ma galerie. En 1972 je viens peindre au Pyla où je réside à partir de cette époque. J'y travaille des laques glycérophtaliques au sol, sur des toiles et des papiers. Souhaitant présenter des grands noms de la peinture contemporaine, cette année là, je prends des contacts sur Paris et je travaille avec la Galerie de France où en choisissant des toiles pour la galerie de Bordeaux, je rencontre le très grand peintre Chinois Zao Wou-Ki, j'y découvre le travail d'Edouard Pignon, d'Alfred Manessier, de Singier, Prassinos bref, de toute cette école de Paris. J'expose une partie de ces grands peintres dans la galerie Porte-Basse à Bordeaux, sans grand succès, je dois dire ! Sauf un bon papier de Pierre Paret, critique d'art à Sud-Ouest à l'époque, pour Frantz Priking ! Les Bordelais n'ont pas compris grand chose à ces géants de la peinture contemporaine, ni d'ailleurs à l'art contemporain tout court, leurs références sont prises pour partie dans les expositions dictatoriales de la culture officielle du CAPC ? Puis j'ai travaillé avec la Galerie Martin-Caille à Paris, exposé et vendu des postimpressionnistes comme Pierre Cornu, Max Agostini ou Mario Améglio. Puis avec la galerie François 1er, gràce à qui j'ai pu présenter des peintres comme Guerrier, Hilaire, Le Moal et bien d'autres grands noms d'aujourd'hui, que personne n'a su voir une fois de plus à Bordeaux. En 1973 je continue mon travail, dans le garage du Pyla qui me sert d'atelier, sur les glycérophtaliques, toiles et papiers. Puis j'ouvre en saison une galerie à Arcachon, la Galerie Thiers où je présente tous les grands peintres parisiens que j'ai cités, plus mes toiles et mes dessins. J'expose également quelques toiles et dessins à la Galerie d'Orsay à Cannes.

  desatroquage au port de La Teste -1971  Jouvin laque Ecce Homo 1975 photos.d.J©

L'été 1974, j'ouvre en plus une galerie au Moulleau que je nomme Galerie du Bassin où j'expose en juillet et août mon travail de laques glycérophtaliques et des aquarelles figuratives sur le Bassin d'Arcachon, il faut vendre ! Et les pinasses se vende toujours mieux que l'abstrait et puis c'est moins cher et tellement plus rassurant. En 1975 et 1976 je présente mes toiles à la Galerie d’Orsay à Cannes. Puis en 1977 c'est à la Galerie Martin-Caille à Paris que je présente quelques toiles. En février 1978 j'expose une grande toile, laque glycérophtalique "Ecce Homo" à Septemvir à la Galerie des Beaux-Arts de Bordeaux. Puis je fais une exposition à la Galerie Carpeaux à Paris. En 1980, j'expose à la Galerie France de Bordeaux, deux gouaches sur papier et une huile. Je continue mon travail sur les laques et j'y ajoute un travail sur les vinyliques qui donnent des épaisseurs très intéressantes en se figeant. Comme je pratique beaucoup le tennis, en 1981 je passe un brevet d'éducateur fédéral à la FFT ligue de Guyenne, au CREPS de Talence, afin de pouvoir donner des cours aux enfants du club où je suis durant quelques années, d'abord trésorier puis Vice-Président, le TCA d'Arcachon. J'y fais la connaissance du peintre et ami Pierre Palué.

exposition Penthéon-UESSAT Paris 1982  Exposition Panthéon-UESSAT Paris 1982  Jack Lang et moi Galerie Hérouet 1984  Jack Lang et moi galerie Hérouet -1984

En 1982, au mois de mars, je présente un ensemble de laques glycérophtaliques sur toile et sur papier avec le peintre espagnol Juan Morera à l'Espace Culturel Panthéon-UESSAT à Paris . Puis j'expose au mois de mai avec un ami peintre, André Bedin au Musée Robin à Libourne. Au mois de février 1983 je fais une exposition de laque à la Galerie Hérouet à Paris, au cours de laquelle je rencontre Jack Lang (photos Catherine Chevallier).  J'expose en mars deux laques sur toiles "Bouquet à fond vert" et "Le clown à la fraise" au Salon des Artistes Indépendants au Grand-Palais à Paris dont je suis sociétaire, (exposition sur le thème de Montmartre, les ateliers du génie). On me distingue de la Palette d’argent de la F.I.C.I.E pour mon travail de peintre. Je présente également trois laques sur toile, "Le chat", "Portrait d'Homme" et "Hiroshima"  au Salon des Artistes Français au Grand-Palais à Paris, puis j'expose en mai une toile "composition rouge et blanche" au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts également au Grand-Palais et en tant que sociétaire là aussi. En mai également je participe à l'exposition "La Femme Nouvelle" à l'espace La Cordée. Je reçois la Médaille d’argent du Mérite et Dévouement Français puis je reçois la médaille d'Or du Grand Prix Rubens lauréat de Belgique des mains de Vallobra grand ami des arts et des artistes et Rédacteur de la revue Apollo Défenseur des Arts.

Arts mars 1982   Journal de l'Amateur d'Art avril 1982   Apollo Défenseur des Arts juin 1983

(Presse) L'Economie (février 1982) Didier Jouvin nous livre une peinture complexe, bien écrite, jaillissante, enthousiaste. Georges Giraudon. Le Nouveau Journal (mars 1982) Didier Jouvin quant à lui, Français, pratique un art informel, parfois presque expressionniste, à l'aide d'une matière picturale très riche, sorte de laque brillante, aux rouges somptueux, démarche très dynamique, toute en courbes rythmes et cercles, où l'on décèle parfois l'influence du jeune Dubuffet. Journal de l'Amateur d'Art ( avril 1982) S'il est vrai que le peintre se révèle dans son œuvre, Didier Jouvin semble bien être tout de sensibilité perpétuellement agressée, replié sur lui-même pour avoir beaucoup attendu, mais en vain, de ses contemporains. D'où ces labyrinthes linéaires dont le réseau converge vers un épicentre : celui de la solitude. Parfois, quelques audaces de couleurs, vivement réprimées. Une peinture qu'il convient de décrypter. Jacques Dubois. Journal de l'Amateur d'Art (mars 1983) Les laques sur toiles et sur papier de Didier Jouvin, exécutées à l'aide d'un graphisme heurté, rapide, écriture axée sur les rouges et les noirs, nous confrontent à l'explosion d'Hiroshima, à un torero frémissant, ou encore à des chats très expressifs Donatella MICAULT. Apollo Défenseur des Arts (juin 1983) Didier Jouvin (France) Peintre d'expression évoluée dans la forme et dans le sujet, Didier Jouvin est autodidacte. Progressant dans ses compositions, il fut admis en 1963 aux Artistes Français. Puis remporta le 1er Prix de la Jeune Peinture au Salon Franco-Espagnol de Bordeaux. Après avoir participé à divers Salons de province et aussi d'Espagne, il exposa aux Indépendants et aussi à la Galerie HEROUET (Paris) d'où il reçut la médaille d'Argent du Mérite et Dévouement Français. Peintre de la recherche dans le Fantastique jusqu'à l'abstrait, Didier Jouvin est né le 10 novembre 1943 à Le Teich (Gironde). Remarqué par ses compositions très personnelles, Didier Jouvin vient d'être lauréat de Belgique en remportant le Grand Prix Rubens. Vallobra.

Médaille d'Or au Dok Champa 25 février 1984  Juan Morera et moi chez le peintre Bazin février 1984  Galerie Chappe avec Vallobra, Bazin, Flam et moi en mai 1984  Jouvin Centenaire des Artistes Indépendants au Grand-Palais en 1984 

En février 1984 je fais une exposition à la Galerie Hérouet à Paris, là je présente un travail très influencé par l'Abstraction Lyrique et l'Impressionnisme Abstrait dans lequel je peux m'exprimer avec ma touche naturelle. J'ai à cette époque une forte attirance pour le travail de Roger Bissière de Maria Elena Vieira da Silva, de Sonia Delaunay ou de Serge Poliakoff, la structuration et les couleurs de ces peintres m'ouvrent des possibilités de liberté de composition, tout en préservant mon identité. J'ai un article par Mondher Ben Milad (Les Cahiers de la Peinture mars 1984 n°166 "Autour des Expositions" p.9). Puis on me décerne la Médaille d’or du Mérite Culturel et Artistique Européen à Paris. J'expose en mars au Salon des Surindépendants à Paris dont je suis là aussi je sociétaire. Je présente également au mois d'avril, deux toiles pour le Centenaire des Artistes Indépendants au Grand-Palais à Paris, "Reflet d'eau" et "Coucher de soleil à la campagne" voir catalogue du centenaire et "L’Histoire du Salon des Indépendants" Tome II l’abstraction lyrique par André Parinaud p.148. J'expose en avril une toile "Le pichet au verre" et deux gouaches "Le guitariste" et "Portrait de femme" à Art-Forum 84 à Paris, puis je fais une exposition en mai à la Galerie Chappe pour le Festival International d’Art de Montmartre à Paris où je présente deux laque sur papier. On me décerne à cette occasion, la Médaille de bronze Arts sciences et lettres. De retour au Pyla je prépare, en tant qu'invité d'honneur, une exposition pour le Salon des Nations à la Galerie d’Art Métropolis Internationale qui doit avoir lieu en mai à Genève, j'y expose quatre toiles. Tenté par l'image en mouvement, je loue une caméra VHS et je tourne un film amateur dans Arcachon, que je présente au Festival International Vidéo-Loisirs d’Arcachon et contre toute attente, je reçois le 1er Prix du meilleur Vidéaste Amateur du Festival.

Le Nouveau Journal 24 février 1984 Le Nouveau Journal 27 février 1984 Cahiers de la Peinture mars 1984 Cahiers de la Peinture mars 1984 (Jouvin p.1) Cahiers de la Peinture mars 1984 (Jouvin p.2 suite)  Apollo Défenseur des Arts avril 1984  Apollo Défenseur des Arts juillet 1984

(Presse) Le Nouveau Journal (février 1984) Chaque toile, soit un trentaine d'éclats de couleurs, ponctue la ligne harmonique de cette exposition où le non-figuratif laisse découvrir les sources inconscientes, peut-être, de l'émotion vibrante comme le jazz, chaude comme la Provence, contrastée comme le soleil après la pluie. C'est suffisamment construit pour que l'on soit loin de la peinture jetée, mais près de la peinture méditée, Didier Jouvin montrant également par le travail de la laque combien il connaît la chimie des couleurs et la maîtrise nécessaire pour créer valablement d'heureuses rencontres. Bertrand d'Orcières. Prévisions (février 1984) Par leur agencement, les superpositions, la célérité du trait, l'éternelle magie de la couleur, diverses "Compositions", des images de Provence, des reflets d'eau,un concert de jazz, expriment bien ce qu'a voulu le peintre Didier Jouvin, qui réussit donc à nous communiquer ses impressions. Georges Giraudon. Les Cahiers de la Peinture (N°166 mars 1984) Bien sùr, cette peinture évoque certaines grandes personnalités de l'abstraction lyrique française, tels Jacques Germain, ou Roger Bissière par exemple. Que Didier Jouvin, peintre bordelais, bien jeune par rapport aux maîtres cités, la pratique aujourd'hui, c'est la preuve que le lyrisme abstrait français est devenu une tradition, et que ses adeptes peuvent, comme Jouvin, ne pas faire référence nécessairement à l'abstraction lyrique américaine. On a exagéré souvent l'influence américaine sur le développement après 1950 de l'art abstrait en France. Si pour Bissière, cette composition qui a l'aspect d'une mosaïque non rigoureuse dans son ordonnancement, avec la Tenture murale qui se trouve au musée national d'Art moderne, faite comme d'autres œuvres de la même époque, 1940, de morceaux d'étoffe assemblés, elle est pour les générations plus jeunes le moyen de nouer dans la non figuration des attaches avec une tradition française encore plus ancienne que Bissière : l'impressionnisme. C'est Roger Bissière lui-même qui a ouvert cette direction, en passant avec le même style de la tapisserie à la peinture à l'huile. Mais ce caractère impressionniste de l'abstraction lyrique française, reconnu dans des œuvres des années 50 de Dufour et de Lapoujade, n'a jamais été aussi nettement apparent, même chez Bissière, qu'il l'est dans les œuvres de Jouvin que nous avons vues à la Galerie Hérouet. Ce n'est pas régulier dans le travail de Jouvin. On dirait qu'il rencontre ce caractère par intuition et fortuitement dans ceux de ses sujets qui sont inspirés par le sentiment de "plein-air", exemple : Coucher de soleil à la campagne, Au Sud de l'Espagne, La Provence. Le travail dans ces œuvres est bien abstrait, la réalité évoquée par le titre est un miroitement coloré, une multitude de nuances juxtaposées de tons qui s'entrechoquent et créent une joyeuse vibration lumineuse. La touche est petite, répétitive, lumineuse et de couleur changeante d'une touche à l'autre : c'est cela que certains critiques avertis, comme Bernard Dorival dans Les peintres du Vingtième siècle (éd. Pierre Tisné, Paris, 1957), considèrent comme une "tendance abstraite lyrique se situant du côté de l'impressionnisme" (op. cit.,p. 140). L'interprétation ne nous paraît pas dénuée d'intérêt. Dans d'autres œuvres de cette exposition, Didier Jouvin peint dans un style abstrait qu'on a souvent dit "idéographique". Mais ici et là son abstraction est européenne. Le style évoqué en second lieu donne des toiles plus aérées, occupées par des valeurs de plus grande importance formelle, ayant chacune son identité propre et donnant de ce fait à la toile le caractère d'une composition faite de plusieurs représentations, figurées librement mais faisant allusion à des idées plus qu'à des objets : rayons de soleil, regard, chemin montant, détour, tache, reflet, sourcil, etc. On voudrait composer un poème par simples évocations, juxtaposées dans un ordre uniquement d'harmonie arbitraire, qu'on ne saurait faire autrement. Dans ce style et dans sa manière située près de l'impressionnisme, Jouvin reste égal à lui-même dans son colorisme vif, pris dans une palette qui ne renonce à aucun ton, et qui doit être tenue très propre, car les couleurs restent très pures sur la toile. Si elles paraissent mélangées dans les œuvres faites de petites touches, d'un centimètre carré environ, c'est par effet optique. Ils ont donc raison les critiques qui ont vu dans la peinture française de ce type une abstraction lyrique située du côté de l'impressionnisme. C'est de l'impressionnisme à l'état brut. Mondher Ben Milad. Apollo Défendeur des Arts (Avril 1984) Peintre abstrait et remarquable coloriste, Didier Jouvin détermine un mérite à notre époque matérialiste, de se supprimer toutes opportunités d'acquisitions financières. En supprimant l'objet, voire le sujet. Le jeu des valeurs-couleurs mises en exergue définissent la synthèse de ses compositions. Un ensemble d’œuvres homogènes, dont rien ne grince, rien n'est aigu, rien n'est acide. Didier Jouvin s'avère un musicien et un guitariste doué et coloré. Voilà ses tendances chromatiques abstraites en peinture. Tout se tient en lui, de cause à effet. Apollo Défendeur des Arts (Juillet 1984) Nous avons pu entendre la dextérité et apprécier le jeu musical du guitariste Didier Jouvin (France) lors d'une cérémonie artistique, accompagnant le peintre espagnol Juan Ramirez, qui déclamait Garcia Lorca ainsi que ses propres poèmes, qui nonobstant équivalent à ceux de l'illustre poète mort tragiquement. Nous retrouvons Didier jouvin, entouré d'autres musiciens, orchestre engagé par les disques Guilain à Pessac pour une émission télévisée par la R.T.F de l'époque. Ce groupe s'appelait les "Niagara's Boys". Jouvin a maintenu ses prestations pendant huit ans. Puis, un nouveau groupe a été créé : "Les Caleçons Longs" sous l'impulsion de l’impresario Lucien Quinié qui avait sous contrat la célèbre troupe espagnole Carmen Amya. Aujourd'hui Didier Jouvin se départage entre la peinture et la guitare, pour laquelle il maintient une certaine maîtrise. Vallobra.

Tournage Dragsters Villemarie La Teste de Buch - 1986  1er Prix Festival International Video Loisirs Arcachon - 1984  1er Prix Festival Video Loisir d'Arcachon 1984 (photos.Rebollard et Rousset) 

En 1985 nouvelle exposition chez mon ami et peintre Guy Max Hiri à la Galerie Hérouet dans le Marais à Paris, puis en juin je fais le Salon des Artistes Indépendants au Grand-Palais à Paris où je présente deux toiles, qui ont pour titres : "Communication" et "Racisme". Après ces expositions parisiennes, je rentre au Pyla-sur-Mer et me remets à peindre toujours dans le garage qui me sert d'atelier. Mais après ce prix en 1984 au Festival Vidéo-Loisirs d'Arcachon, l'envie de reprendre la caméra se fait de nouveau sentir et après avoir loué du matériel plus professionnel, je tourne différents documents vidéo graphiques, dont un sur les dragsters "top fuel" et Bob Feller qui vient tenter de battre son propre record du monde de vitesse sur roue arrière, record qui se déroulera sur la piste de l'aérodrome de Villemarie à La Teste de Buch, un autre reportage en novembre 85 sur un défilé de mode de Claudine d'Hellemes à Bordeaux. En juin 1985 je présente deux toiles au Salon des Artistes Indépendants au Grand-Palais à Paris sur le thème (De la Bible à Chagall) Les manuscrits de la Mer Morte. En avril 1986 j'expose à nouveau au Salon des Artistes Indépendants au Grand Palais à Paris. En mai 1986 Je suis l'invité d'une émission télévisée à FR3 Aquitaine pour parler de ma future exposition du mois de juin, à la Galerie Hérouet à Paris. De retour de ces expositions, au Grand Palais et à la Galerie Hérouet, je me prépare au tournage de plusieurs documents pour présenter quatre courts métrages en vidéos pour le Festival International Vidéo Sportive d’Arcachon et le Grand Prix Français du reportage de Télévision, qui aura lieu en septembre 1986 (Triathlon d'Arcachon 22mn, Régate pour une coupe d'or 4mn, Vous avez dit sport 4 mn, Fugue pour échappement 4 mn). Puis je fais un document vidéo sur Rhoda Scott qui vient faire un concert au mois d'août à la Chapelle Saint-Esprit au Pyla-sur-Mer. Après ce Festival International de la Vidéo Sportive d'Arcachon, je décide de monter ma propre affaire de production vidéo que je nomme, Réalisations audiovisuelles et photographiques "Studio Séduction" et je me fixe à Bordeaux.

Sud-Ouest 21 septembre 1984  Sud-Ouest 20 mars 1986  Sud-Ouest mai 1986  Sud-Ouest 8 septembre 1986   Sud-Ouest juillet 1987  Sud-Ouest 30 septembre 1988

(Presse) Sud-Ouest (mai 1986) Didier Jouvin expose à Paris. Peintre, musicien, vidéaste, Didier Jouvin est tout cela à la fois. Né au Teich, en 1943, il obtient en 1963 le 1er Prix de la jeune peinture au Salon franco-espagnol de Bordeaux. Depuis les expositions s'accumulent, accompagnées de quelques récompenses, comme le Grand Prix Rubens en Belgique, en 1983. Cette même année, Didier Jouvin expose à la Galerie Herouet, rue des Francs-Bourgeois. Il y est de retour cette année, du 1er au 14 juin, pour y représenter des toiles et surtout des dessins. Probablement  grâce à ses origines sudistes et son amour de l'Espagne - normal pour un guitariste - la palette de Didier Jouvin est très colorée. Voici ce qu'écrivait à son propos la critique d'art Donatella Micault : "Didier Jouvin pratique un art informel presque expressionniste à l'aide d'une matière très riche, sorte de laque brillante, aux rouges et noirs somptueux, démarche très dynamique, toute en courbes, rythmes et cercles où l'on décèle parfois l'influence du jeune Dubuffet." A l'heure où le Bassin d'Arcachon lance une offensive de charme à Paris, l'exposition de Didier Jouvin tombe à pic pour montrer que l'art arcachonnais se porte bien. Sud-Ouest (juillet 1987) Peintre mosaïste, on ne présente plus Didier Jouvin : musique, peinture, vidéo sont ses amours, toujours récompensés. Pour cette exposition, c'est une nouvelle période que présente l'Artiste, toujours à la recherche d'une émotion nouvelle. Après des peintures à la laque, voici son nouveau mode tapissé de mosaïques qui ont pour nom : "Bouquet bleu", "Reflets du couchant", "Poisson Janus", "Hortensia"... Un labyrinthe de mosaïques, riche en formes et en couleurs. Annie Maisse.

 expo CCF Arcachon 1987  expo CCF Arcachon 1987  Journées Parlementaires Université d'été UPE Bordeaux 1992   Sud-Ouest 4 mars 1990  Sud-Ouest 5 mars 1990

En 1987 j'expose deux ou trois toiles à la Galerie Martin-Caille à Paris, tenue par Pierre Martin-Caille et son fils Bruno avec qui je me suis lié d’amitié. En avril j'expose au Salon des Artistes Indépendants au Grand Palais à Paris. De retour au Pyla je fais, en juillet une exposition au CCF d'Arcachon qui sponsorise la présentation de mes toiles. Je participe à une exposition dans l'Espace Émergences à Bordeaux. En 1988 et après avoir mis en place mon affaire de production vidéo, j'ai pris le statut de réalisateur indépendant et sur le plan matériel, j'ai dû passer du VHS caméra mono-tube à l'U-Matic puis au BVU et plus tard BVU SP qui sont des standards vidéos professionnels, afin de pouvoir répondre à une qualité de télévision. Et enfin j'ai dû acquérir une caméra tri-tubes de qualité optimale pour l'époque, (Hitachi ZP 31) je dois dire que le poids de cet achat a été très dur à amortir en tant que réalisateur indépendant ! Mais je n'avais pas trop le choix à l'époque c'était louer très cher ou m'endetter pour être autonome. Avec cet équipement j'ai pu répondre à une demande très exigeante et j'ai ainsi pu faire de nombreux films pour différents organismes officiels, communes, Offices de Tourisme, Sociétés privés, Artistes... etc. J'ai réalisé, entre autre, un film vidéo sur le Parc Ornithologique du Teich,une année de tournage pour suivre l'évolution des oiseaux par saison. En avril 1988 un film vidéo pour l'inauguration de la concession BMW de Brienne Auto au Palais des Congrès de Bordeaux. Ou encore, accrédité par l'Office de Tourisme de La Teste-de-Buch je réalise un court métrage vidéo pour FR3 Aquitaine avec gestion de la diffusion. Je fais également un film, scénario casting et tournage, pour l'AGEFOS PME d'Aquitaine. Je travaille pour la mairie d'Arcachon et couvre de nombreux évènements saisonniers, plus un film vidéo pour le SIBA. Je fais des films sur des ateliers d'artistes, des reportages sportifs, polo à Giscours ou Tout pour la Patrie Arcachon ou encore la Coupe  du Prince des Asturies, un document pour Thalassa la construction d'une pinasse à voile (atelier Rabat à La Teste-de-Buch), un reportage sur le remarquable maquettiste Bernard Fouéré, des interviews de personnalités, des clips pour des groupes, bref, au total une trentaine de films en vidéo. En juin-juillet je travaille également comme pigiste Rédacteur Free-lance pour FR3 Aquitaine. Fin 1989 malgré toutes ces réalisations, je me rends compte que je ne peux pas tenir financièrement et,je suis obligé d'arrêter mon activité audiovisuelle. Après ce passage difficile et ce nouveau changement, je continue toujours à peindre et je présente deux acryliques sur toile, "Impression du Daghestan" et "Parc Mauresque à Arcachon" au Salon des Indépendants au Grand-Palais à Paris, thème "La conquête de la liberté artistique". Au retour je réalise encore un reportage vidéo et photographique sur les journées Parlementaires UPE Assemblée Nationale et Sénat (cliché Régine Photos). Cette même année, je suis répertorié comme peintre dans le Dictionnaire Biographique d’Art Plastique International, Who’s Who (Lausanne/Édition 1989-1990). En 1990 je suis invité à exposer une toile à Septemvir Galerie des Beaux-Arts à Bordeaux. Pour l'anecdote, je décroche ma toile et la pose par terre à l'entrée de la Galerie des Beaux-Arts, à la surprise du Président Henri Boerner et surtout du Député-Maire de Bordeaux, Monsieur Jacques Chaban-Delmas qui honorait de sa présence le vernissage de cette exposition. Mais comme nous nous connaissions déjà en d'autres occasions et ayant fait, à sa demande, un reportage photographique pour la ville de Bordeaux, nous nous sommes salué et il m'a vivement "félicité" de l'originalité de mon emplacement. Et oui, la veille certains artistes indélicats, ne se trouvant pas assez bien présentés, ont eu la délicatesse de décrocher ma toile qui était accrochée dans la salle principale, pour l'accrocher au sous-sol ? (sans commentaires) . Puis je présente deux laques sur toile au Salon des Artistes Indépendants au Grand-Palais à Paris, en hommage à Van Gogh "Les braises du feu d'hier" et "taches de fleurs" car le thème était Van Gogh aux Indépendants, où il exposa vivant et inconnu en 1888, 1889 et 1890. En novembre 1991 j'expose de nouveau au Salon des Artistes Indépendants deux grandes toiles, travail Trace-Moquet à la laque, "Le Samouraï I" et "Le Samouraï II" au Grand-Palais, où j'ai eu le grand plaisir de voir Paul Delvaux à qui on faisait une rétrospective au centre de la nef. Cette année là, pour mon travail de photographe, je deviens membre des Photographes Professionnels Indépendants l'A.F.P.I.

Grenier des Remparts Antiquites -1992  Au Grenier des Remparts chocolats - 1993  Grenier des Remparts Linge Basque 1995  Au Grenier des Remparts Galerie 1998  Au Grenier des Remparts chocolats  Sud-Ouest 21 avril 1994  Sud-Ouest 13 mai 1996  Journal du Textile 17 juin 1996

Après la cessation de mon activité audiovisuelle et après avoir réalisé au mieux le matériel que j'avais et cédé la totalité de mes rushes, tant bien que mal, je crée en 1992 un magasin d'antiquités. Je m'installe rue des Remparts à Bordeaux, et je nomme le magasin tout naturellement, Au Grenier des Remparts. Pendant une année je me partage entre ma boutique et des déballages de brocantes, comme Saint-Michel à Bordeaux. En 1993 j'y ajoute le commerce d'objets décoratifs, mais l'antiquité étant en régression, je décide de changer radicalement et je transforme ma boutique en magasin de chocolats fins (photo Sud-Ouest) . Entre temps je suis sponsorisé pour faire une exposition de photographies en N&B que je nomme, "de fil en déclic" à l'espace AGF de Bordeaux. En 1995 j'arrête les chocolats et je fais du linge basque, toujours Au Grenier des Remparts à Bordeaux, dans cette rue où je me suis impliqué puisque sur mes huit années d’existence dans cette rue j'ai été Trésorier puis Vice-Président de l'Association des Commerçants. En 1998, de mai à juin je fais une exposition de gouaches, au Café de La Concorde à Bordeaux. Après avoir arrêté le linge Basque, je crée une galerie d'art toujours Au Grenier des Remparts à Bordeaux et j'y présente mes travaux, toiles, dessins, gouaches, brou de noix et photos jusqu'à la fin de l'année 1999 où je ferme définitivement. En mai 2000, je présente une exposition de gouaches au Cabaret La Luna Negra à Bayonne. En septembre 2002 j'expose un travail sur la calligraphie arabe dans un salon de thé de Bordeaux, "Le Gueliz". Ce travail sur la calligraphie arabe est réalisé sur papier au calame avec du brou de noix, ou à la gouache rehaussée d'or.©D.J

Calligraphie Arabe Shahâda 2002  Calligraphie Arabe Mohammed 2002


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Didier  Jouvin

Artiste peintre photographe

Palette copie

       

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