Archives articles presse

Le Nouveau Journal (mars 1982)

Didier Jouvin quant à lui, Français, pratique un art informel, parfois presque expressionniste, à l'aide d'une matière picturale très riche, sorte de laque brillante, aux rouges somptueux, démarche très dynamique, toute en courbes rythmes et cercles, où l'on décèle parfois l'influence du jeune Dubuffet.

(mars 1983)

Les laques sur toiles et sur papier de Didier Jouvin, exécutées à l'aide d'un graphisme heurté, rapide, écriture axée sur les rouges et les noirs, nous confrontent à l'explosion d'Hiroshima, à un torero frémissant, ou encore à des chats très expressifs

Donatella MICAULT

L'Economie (février 1982)

Didier Jouvin nous livre une peinture complexe, bien écrite, jaissante, enthousiaste.

Georges Giraudon

Journal de l'Amateur d'Art ( avril 1982)

S'il est vrai que le peintre se révèle dans son oeuvre, Didier Jouvin semble bien être tout de sensibilité perpétuellement agressée, replié sur lui-même pour avoir beaucoup attendu, mais en vain, de ses contemporains. D'où ces labyrinthes linéaires dont le réseau coverge vers un épicentre : celui de la solitude. Parfois, quelques audaces de couleurs, vivement réprimées. Une peinture qu'il convient de décrypter.

Jacques Dubois

Le Nouveau Journal (février 1984)

Chaque toile, soit un trentaine d'éclats de couleurs, ponctue la ligne harmonique de cette exposition où le non-figuratif laisse découvrir les sources inconscientes, peut-être, de l'émotion vibrante comme le jazz, chaude comme la Provence, contrastée comme le soleil après la pluie. C'est suffisamment construit pour que l'on soit loin de la peinture jetée, mais près de la peinture méditée, Didier Jouvin montrant également par le travail de la laque combien il connaît la chimie des couleurs et la maîtrise nécessaire pour créer valablement d'heureuses rencontres.

Bertrand d'Orcières

Prévisions (février 1984)

Par leur agencement, les superpositions, la célérité du trait, l'éternelle magie de la couleur, diverses "Compositions", des images de Provence, des reflets d'eau,un concert de jazz, expriment bien ce qu'a voulu le peintre Didier Jouvin, qui réussit donc à nous communiquer ses impressions.

Georges Giraudon

Les Cahiers de la Peinture (N°166 mars 1984)

Bien sùr, cette peinture évoque certaines grandes personnalités de l'abstraction lyrique française, tels Jacques Germain, ou Roger Bissière par exemple. Que Didier Jouvin, peintre bordelais, bien jeune par rapport aux maîtres cités, la pratique aujourd'hui, c'est la preuve que le lyrisme abstrait français est devenu une tradition, et que ses adeptes peuvent, comme Jouvin, ne pas faire référence nécessairement à l'abstraction lyrique américaine. On a exagéré souvent l'influence américaine sur le développement après 1950 de l'art abstrait en France. Si pour Bissière, cette composition qui a l'aspect d'une mosaïque non rigoureuse dans son ordonnancement, avec la Tenture murale qui se trouve au musée national d'Art moderne, faite comme d'autres oeuvres de la même époque, 1940, de morceaux d'étoffe assemblés, elle est pour les générations plus jeunes le moyen de nouer dans la non figuration des attaches avec une tradition française encore plus ancienne que Bissière : l'impressionnisme. C'est Roger Bissière lui-même qui a ouvert cette direction, en passant avec le même style de la tapisserie à la peinture à l'huile. Mais ce caractère impressionniste de l'abstraction lyrique française, reconnu dans des oeuvres des années 50 de Dufour et de Lapoujade, n'a jamais été aussi nettement apparent, même chez Bissière, qu'il l'est dans les oeuvres de Jouvin que nous avons vues à la Galerie Hérouet. Ce n'est pas régulier dans le travail de Jouvin. On dirait qu'il rencontre ce caractère par intuition et fortuitement dans ceux de ses sujets qui sont inspirés par le sentiment de "plein-air", exemple : Coucher de soleil à la campagne, Au Sud de l'Espagne, La Provence. Le travail dans ces oeuvres est bien abstrait, la réalité évoquée par le titre est un miroitement coloré, une multitude de nuances juxtaposées de tons qui s'entrechoquent et créent une joyeuse vibration lumineuse. La touche est petite, répétitive, lumineuse et de couleur changeante d'une touche à l'autre : c'est cela que certains critiques avertis, comme Bernard Dorival dans Les peintres du Vingtième siècle (éd. Pierre Tisné, Paris, 1957), considèrent comme une "tandence abstraite lyrique se situant du côté de l'impressionnisme" (op. cit.,p. 140). L'interprétation ne nous paraît pas dénuée d'intérêt. Dans d'autres oeuvres de cette exposition, Didieer Jouvin peint dans un style abstrait qu'on a souvent dit "idéographique". Mais ici et là son abstraction est européenne. Le style évoqué en second lieu donne des toiles plus aérées, occupées par des valeurs de plus grande importance formelle, ayant chacune son identité propre et donnant de ce fait à la toile le caractère d'une composition faite de plusieurs représentations, figurées librement mais faisant allusion à des idées plus qu'à des objets : rayons de soleil, regard, chemin montant, détour, tache, reflet, sourcil, etc. On voudrait composer un poème par simples évocations, juxtaposées dans un ordre uniquement d'harmonie arbitraire, qu'on ne saurait faire autrement. Dans ce style et dans sa manière située près de l'impressionnisme, Jouvin reste égal à lui-même dans son colorisme vif, pris dans une palette qui ne renonce à aucun ton, et qui doit être tenue très propre, car les couleurs restent très pures sur la toile. Si elles paraissent mélangées dans les oeuvres faites de petites touches, d'un centimètre carré environ, c'est par effet optique. Ils ont donc raison les critiques qui ont vu dans la peinture française de ce type une abstraction lyrique située du côté de l'impressionnisme. C'est de l'impressionnisme à l'état brut.

Mondher Ben Milad

Apollo Défendeur des Arts (Juin 1983 - avril et juillet 1984)

Peintre d'expression évoluée dans la forme et le sujet, Didier Jouvin est autodidacte. Progressant dans ses compositions, il fut admis en 1963 aux Artistes Français. Puis il remporta le 1er Prix de la jeune peinture au salon Franco-Espagnol de Bordeaux/Talence. Après avoir participé à divers Salons de province et aussi d'Espagne, il exposa aux Indépendants et aussi à la Galerie Hérouet (Paris) d'où il reçut la Médaille d'argent du Mérite et Dévouement Français. Peintre de la recherche dans le fantastique jusqu'à l'abstrait, Didier Jouvin est né le 10 novembre 1943 à Le Teich (Gironde). Remarqué pour son talent émérite, Didier Jouvin vient d'être lauréat de Belgique en remportant le Grand Prix Rubens.

Peintre abstrait et remarquable coloriste, Didier Jouvin détermine un mérite à notre époque matérialiste, de se supprimer toutes opportunités d'acquisitions financières. En supprimant l'objet, voire le sujet. Le jeu des valeurs-couleurs mises en exergue définissent la synthèse de ses compositions. Un ensemble d'oeuvres homogènes, dont rien ne grince, rien n'est aigu, rien n'est acide. Didier Jouvin s'avère un musicien et un guitariste doué et coloré. Voilà ses tendances chromatiques abstraites en peinture. Tout se tient en lui, de cause à effet.

Nous avons pu entendre la dextérité et apprécier le jeu musical du guitariste Didier Jouvin (France) lors d'une cérémonie artistique, accompagant le peintre espagnol Juan Ramirez, qui déclamait Garcia Lorca ainsi que ses propres poèmes, qui nonobstant équivalent à ceux de l'illustre poète mort tragiquement. Nous retrouvons Didier jouvin, entouré d'autres musiciens, orchestre engagé par les disques Guilain à Pessac pour une émission télévisée par la R.T.F de l'époque. Ce groupe s'appelait les "Niagara's Boys". Jouvin a maintenu ses prestations pendant huit ans. Puis, un nouveau groupe a été créé : "Les Caleçons Longs" sous l'impulsion de l'impressario Lucien Quinié qui avait sous contrat la célèbre troupe espagnole Carmen Amya. Aujourd'hui Didier Jouvin se départage entre la peinture et la guitare, pour laquelle il maintient une certaine maîtrise.

Vallobra

Sud-Ouest (juillet 1987)

Peintre mosaïste, on ne présente plus Didier Jouvin : musique, peinture, vidéo sont ses amours, toujours récompensés. Pour cette exposition, c'est une nouvelle période que présente l'Artiste, toujours à la recherche d'une émotion nouvelle. Après des peintures à la laque, voici son nouveau mode tapissé de mosaïques qui ont pour nom : "Bouquet bleu", "Reflets du couchant", "Poisson janus", "Hortensia"... Un labyrinthe de mosaïques, riche en formes et en couleurs.

Annie Maisse

Didier  Jouvin

Artiste peintre photographe

Palette copie

       

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